La formule de Gordon Shapiro vise à évaluer la valeur d’une action. Les firmes sont amenées à évoluer c’est pourquoi ce modèle de Gordon et Shapiro prend en compte dans sa formule un taux de croissance. Ce modèle a tout de même des limites.

La formule de Gordon Shapiro

Grâce à cette formule on estime la valeur d’une action, d’une entreprise à travers :

  • les revenus apportées par l’achat d’une action soit les dividendes
  • le taux de d’actualisation des capitaux propres soit le taux rémunération exigé par les actionnaires. Ce taux peut être calculé la par la formule du MEDAF.
  • le taux de croissance des dividendes. Cette formule part du principe que l’entreprise va être amenée à progresser et de ce fait mieux rémunérer ses actionnaires.

Formule de Gordon Shapiro = dividende / (coût des capitaux propres – taux de croissance des dividendes)

A noter que le taux de croissance peut être déterminer en analysant la croissance du dividende des dernières années. Et pour retrouver le taux de croissance annuel après analyse on suit ce calcul = nombre d’années √(1+ variation total en % sur ce nombre d’années).

Exemple

On souhaite connaître le prix de l’action GSE. Cette entreprise a versé cette année un dividende de 2€. A savoir que sur les 5 dernières années le dividende est passé de 1.5 € à 2 €. Nous allons prendre en compte dans notre calcul ce taux de croissance. Enfin, les actionnaires exigent un taux de rémunération de 12%.

Nous avons besoin de déterminer le taux de croissance annuel du dividende. En 5 ans le dividende est passé de 1.5 à 2 €, soit une augmentation de 33%. Ce qui donne une augmentation par an de : 5√(1+33%) = 5.9%

Enfin nous pouvons appliquer la formule de Gordon Shapiro : 2€/ (0.12-0.059) = 32.79 €.

Dans l’hypothèse où les dividendes sont amenés à progresser de 5.9%/an, l’action a une valeur de 32.79 €.

Les limites de la formule de Gordon Shapiro

Ce modèle est tout de même critiquable dans la mesure où il est rare que le dividende d’une entreprise croît indéfiniment. Pour faire face à ces limites des modèles comme celui de Bates ou de Molodovski ont été pensés. Ces derniers prennent en compte plusieurs phases : une phase de croissance, une phase de déclin ou encore une phase constante des dividendes.

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